Le Flow de Ben Mazué : l’assise certaine !

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Ben Mazué… un peu, beaucoup, passionnément ?

Pour ma part, je dirais beaucoup, je parle de sa musique évidement… qui est dans ma playlist des chansons à écouter et réécouter sans modération et que j’impose sans vergogne à mon entourage sur les trajets en voiture, à l’heure du thé les après-midi d’été et que je mets en musique de fond lors des dîners-apéros…

C’est pour vous dire que Ben Mazué fait désormais parti de mes classiques, incrusté entre Louis Armstrong, Bowie et bien d’autres.

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C’est donc avec un grand plaisir, que je me suis rendue à son concert ce mardi 10 octobre pour l’écouter chanter les chansons de son nouvel album, « La Femme Idéale ».

Et après une bonne nuit de sommeil qui m’a aidée à ordonner les émotions et les pensées, je me suis dit que j’allais partager avec vous ma soirée et vous faire découvrir cet artiste talentueux.

Alors, tout d’abord le lieu… et l’assise

« Le Flow » une péniche multifonction (bar, restaurant, salle de concert,…) qui a mouillé l’ancre au 4, port des Invalides.

Le cadre est sympathique et typique des quais de Seine parisiens avec un beau point de vue sur le pont Alexandre III, ses ornements et le ciel crépusculaire. Je sais, j’aurai du mitrailler avec mon portable, je n’ai pas encore le reflex (non ceci n’est pas une faute d’orthographe, mais un message subliminal pour Noël).

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La soirée commence bien, dans une ambiance décontractée. La salle de concert est intimiste et les fauteuils en velours rouge qui accueillent nos séants sont confortables, même très confortables (allez… l’assise va être mon fil conducteur), on se sent comme à la maison.

Et le plus important, le son, c’est la cerise sur le gâteau, rien à dire, ce qui me fait dire encore une fois « on se sent comme à la maison ».

Bref, une salle de concert à taille très humaine, confortable et à l’acoustique de bonne facture, le combo parfait pour passer un moment musical agréable surtout quand on aime entendre distinctement les paroles.

Petit bémol, prévoir un budget « rive droite » si on veut consommer sur place.

L’artiste, l’acolyte et la mise en scène…

L’artiste se fait attendre… normal, c’est un artiste ! Puis il apparaît, acclamé par un public un peu timoré, normal entre l’attente et les fauteuils (très confortables), la torpeur n’était pas loin.

Et c’est dans ces moments qu’on reconnait l’homme de scène, celui qui va savoir remettre son public dans le droit chemin, celui qui ne vous fera pas regretter votre mise, celui qui vous fera passer un bon moment contre vents et marées (et assise confortable).

Ben Mazué est de ceux-là, un véritable homme de scène. Derrière sa fragile apparence de rouquin maigrichon se cache un subtil « show man » qui, sans en avoir l’air, séduit son public et l’emmène où bon lui semble.

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Aux côtés de la candeur et du professionnalisme, la voix et le talent sont aussi de la fête. Les chansons coulent de source (clair), merci à l’acoustique, la voix chaleureuse nous hypnotise et nous embarque tantôt dans une « soirée appart », tantôt aux abords d’un rivage où « la mer est calme ».

Bref, on voyage, on ressent, on aime.

L’Acolyte

Vous parler de cette soirée et ne citer que le lieu et l’artiste sans mentionner son acolyte, signifierait que je suis passée à côté de quelque chose, et c’eut été dommage. Sur la scène, il y a Ben Mazué, une guitare, un piano (ou un clavier savamment caché) et… Robin Notte accompagné de son keyboard.

Bon, pour tout vous dire, si j’ai découvert quelque « chose » ce soir-là, c’est bien ce jeune homme qui, comme il est indiqué sur son site, est « Pianiste de jazz de formation, Robin Notte est également claviériste, producteur et directeur musical ».

La complicité affichée des deux artistes a grandement participé à ce moment convivial et la présence de Robin Notte apporte musicalement et techniquement une fluidité certaine aux prestations live de Ben Mazué. En conclusion, c’est une collaboration plutôt réussie.

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La mise en scène

Enfin, parlons un peu de la mise en scène, simple et sans chichi et qui est, mine de rien, l’axe central autour duquel tournent l’artiste, l’acolyte, le public, les instruments, les chansons… et c’est très réussi sur la forme.

Sur le fond, j’étais venue pour écouter les chansons du nouvel album « La Femme Idéale » sans trop savoir à quoi m’attendre et j’ai eu droit en bonus à l’histoire de « La princesse et le dictateur » ou l’histoire de Vincent et Romy, ou plus précisément l’histoire de Vincent, ou peut-être bien celle de Ben Mazué.

Bref je ne sais pas trop, et je ne suis pas sûr que l’artiste lui-même le sache. C’est mon seul désappointement, ce flou artistique un peu brumeux et ambigu, mais d’après la réaction du public, je dois être la seule à ne pas avoir accroché et tant mieux.

Pour conclure, je pense qu’avec cet album et sa prod, Ben Mazué sort définitivement de son statut un peu indé, et peut désormais prétendre à une assise (confortable) de chanteur grand public. Et je lui dis à l’année prochaine à l’Olympia, pour enfin connaitre le fin mot de cette histoire.

 

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